Lance Stroll : le rêveur persévérant

La vie du Canadien Lance Stroll est digne d’un film hollywoodien. Un talent inné, une carrière prisée à l’international, des prix et des récompenses, mais aussi des embuches dont un début de saison difficile. Mais dimanche, lors du Grand Prix de formule 1 du Canada, primera l’espoir d’une finale rêvée : celle d’inscrire un premier point de classement devant les siens.

une conversation inspirante avec Lance Stroll

Marc-Étienne Julien, CEO chez Randstad, l’a rencontré, en pleins préparatifs. Scénario inspirant d’un jeune prodige, dont le succès se trouve quelque part entre le rêve et la persévérance.

Vous avez vécu au Québec jusqu’à l’âge de 8 ans. Quel est l’effet de revenir à Montréal?
Je suis vraiment content d’être ici, je ne viens pas assez souvent. Cette semaine, c’est très spécial pour moi, parce que c’est un rêve qui se réalise. Non seulement je fais la formule 1, mais je cours à Montréal! C’est comme si je rentrais à la maison. Je suis vraiment excité!

Vous êtes passé de pilote de formule 3 à pilote de formule 1. Comment voyez-vous le changement entre les deux?
Le changement est partout! On n’est plus seulement en Europe : on traverse le monde! Et c’est énormément de travail. Sur la piste, les voitures sont plus difficiles à conduire physiquement et mentalement, et les courses sont plus longues, ce qui est très différent pour l’entraînement physique. Et en dehors de la piste, il faut aussi travailler avec les commanditaires, les médias et les admirateurs.

Dans la formule 1, il y a beaucoup de pression et les enjeux sont grands. Comment vivez-vous avec ça?
Au fond, tout est dans l’impression. Quand j’étais dans la formule 3, c’était la chose la plus importante au monde pour moi. Maintenant, c’est la formule 1. La pression est là, mais pas plus qu’avant. C’est seulement différent. L’important, c’est d’y aller course par course. Je fais du mieux que je peux, et après, peu importe ce qui arrive, je passe à la prochaine et j’essaie encore.

Vous êtes très jeune dans votre profession. Quelle est la recette de votre succès pour occuper une position si envieuse à votre âge?
Je crois qu’il faut prendre ça très au sérieux, parce que ça ne vient pas facilement et que c’est beaucoup de travail. Mais je pense aussi qu’il faut toujours rêver. Il faut se lever le matin et croire que c’est possible. 

Que ce soit comme jeune athlète ou jeune professionnel, il faut apprendre à écouter les gens qui ont de l’expérience, pour s’améliorer le plus possible. Je m’entoure aussi des bonnes personnes, que ce soit ma famille ou mes amis, pour qu’ils me poussent dans la bonne direction.


Pensez-vous toujours à vos performances? Prenez-vous des moments pour décrocher?
Je regarde ce qu’il faut regarder parce que ça fait partie de mon travail, mais je me laisse des pauses. Elles me permettent de revenir dans ma meilleure forme, avec une meilleure concentration. C’est sûr que quand ça ne se passe pas bien, je travaille le plus fort possible pour m’améliorer. Mais c’est aussi important de profiter de la vie.

Vous n’avez parfois qu’une seule seconde pour prendre une décision. Comment faites-vous la part des choses entre l’intuition et la science?
C’est avec l’expérience acquise depuis que j’ai huit ans que je comprends ce qu’il faut faire. C’est encore difficile, mais ça fait partie du défi et je continue d’apprendre. Il y a aussi une part de chance et d’instinct. Des fois, j’essaie des choses et ça marche.

Quel est le plus gros sacrifice que vous avez dû faire?

Ce n’est pas vraiment le bon mot parce que c’est moi qui a choisi de faire ça. C’est sûr qu’il y a beaucoup de déplacements, pas beaucoup de temps à la maison, et que la pression est toujours là. Ce n’est pas facile à gérer, mais j’ai la chance de faire ce que j’aime et j’en suis reconnaissant tous les jours. 

À l’approche de cette finale captivante, dont le dénouement prendra place sur un circuit réputé pour ses sorties de virage serrées, les regards sont braqués sur la jeune vedette de l’écurie Williams, premier pilote canadien à participer au Grand Prix du Canada depuis Jacques Villeneuve, en 2006. Si l’on pouvait voir ses yeux au moment où ils surveilleront les feux de la ligne de départ, gageons qu’on y verrait l’étincelle du rêveur persévérant.

Lance Stroll en bref
Lance Stroll œuvre dans l’univers de la course automobile depuis l’âge de huit ans, alors qu’il pilote sur les pistes de karting, au Québec. Ce qui est d’abord un passe-temps devient une réelle ambition. À l’âge de 12 ans, il quitte le Canada pour l’Europe ou il s’illustre internationalement, notamment comme vainqueur du championnat de formule 3 européenne de 2016 et du championnat de formule 4 italien en 2014. Alors âgé de 18 ans, il fait son entrée dans le monde de la formule 1 en novembre 2016, avec l’équipe Williams, représentant le Canada.

A propos de l'auteur

Marie-Noëlle Morency - Directrice des communications

Depuis que je suis petite, j'aime lire et raconter des histoires. Je me sens privilégiée de pouvoir aujourd'hui le faire encore dans mon travail en communications chez Randstad Canada : trouver, créer et raconter des histoires qui informent, des histoires qui émeuvent, des histoires qui font réfléchir.

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