comment négocier son salaire auprès de son nouvel employeur

La négociation est la manière la plus facile d’augmenter vos gains à vie. D’après les chercheurs, le travailleur moyen perd plus d’un demi-million de dollars au cours de sa carrière s’il refuse de négocier son salaire. On nous enseigne à un tout jeune âge que l’argent est un sujet privé et qu’on devrait garder jalousement les détails de notre revenu. Ce fait peut provoquer un malaise lors des négociations salariales, et ce, tellement souvent que les chercheurs d'emploi l’évitent totalement. Ne faites pas comme eux! Il n’y a pas de mal à le demander. Voici quelques pièges communs qu’il faut éviter lors des négociations.

négocier le salaire

1. accepter la première offre

Évitez d’accepter la toute première offre. La plupart des gestionnaires de l’embauche disposent d’une plage de salaires approuvée pour le poste. Vous ne demanderez jamais d’entrée de jeu le salaire le plus bas que vous êtes prêt à accepter, alors les gestionnaires de l’embauche ne commenceront jamais par le montant le plus élevé qu’ils seraient prêts à débourser. Ils jouissent probablement d’une marge de manœuvre advenant que vous leur présentiez une contre-offre. Les employeurs s’attendent en principe à ce que vous négociez. Profitez-en!

2. craindre que l’offre disparaisse

Les chercheurs d'emploi craignent souvent d’avoir l’air gourmand en demandant davantage et de voir l’offre originale retirée. C’est rarement le cas. Il n’est pas facile de dénicher un candidat qu’on est prêt à embaucher! Si vous êtes le candidat idéal pour le poste, il est dans l’intérêt du gestionnaire de l’embauche de proposer un montant qui fera le bonheur des deux parties. Même si l’offre ne présente aucune marge de manœuvre, il est probable que le recruteur refuse tout simplement et qu’il laisse l’offre originale sur la table en attendant que vous l’acceptiez ou la rejetiez. La balle sera encore dans votre camp.

3. parler de vos problèmes personnels

Lorsqu’on en vient au salaire, la discussion devrait tourner autour de vos compétences et vos qualités. Concentrez-vous sur les raisons pour lesquelles vous méritez un salaire plus élevé et non sur les raisons pour lesquelles vous devez l’obtenir. En évoquant le montant de votre loyer ou vos frais médicaux en raison d’un parent malade, vous aurez l’air de quêter. La discussion salariale devrait tourner autour de la valeur que vous procurez à l’entreprise. Si vous méritez un salaire plus élevé, c’est parce que vous possédez une compétence que les autres candidats n’ont pas. Évitez de jouer la carte facile (et probablement inefficace) de la sympathie.  À la fin de la journée, on vous embauchera pour effectuer un travail et votre salaire sera déterminé en fonction de vos mérites et non de votre vie personnelle.

4. négociations longues et interminables

La négociation est efficace, mais elle l’est moins si on se retire. Après quelques rondes de pourparlers, vous devriez avoir une bonne idée d’un terrain d’entente. Il peut être épuisant de négocier pour tenter d’arracher le moindre sou à votre employeur et cela risque de donner l’impression qu’il est pénible de travailler à vos côtés. Si vous n’êtes toujours pas satisfait de l’offre après quelques rondes de négociations, le temps est peut-être bien choisi de voir la vérité en face, puisqu’il se peut que cet emploi ne soit pas fait pour vous. Si vous aimez l’emploi, pouvez-vous vous contenter du salaire offert? Ou votre salaire est-il la priorité ultime? Si les négociations ont stagné, le temps est venu de prendre une décision. Acceptez l’offre ou réduisez vos pertes afin que vous et le recruteur puissiez en arriver à un meilleur compromis.

5. ne pas prendre le temps pour étudier l’offre

Votre emploi occupe une place importante dans votre vie. Évitez de prendre une décision à la hâte après qu’on vous ait présenté une offre. Vous devriez consacrer un certain temps afin de parcourir l’offre en détail et l’étudier avant de l’accepter. La lettre d’offre comportera les grandes lignes des avantages et des attentes du poste. Assurez-vous de lire les petits caractères avant d’apposer votre signature sur la ligne pointillée. La plupart des employeurs vous accorderont un jour ou deux de réflexion avant d’exiger une réponse. Si on vous demande une réponse sur-le-champ, demandez poliment un délai afin de réfléchir. La plupart des employeurs accepteront. Évitez tout simplement de demander plus que quelques jours. Si vous avez besoin de trop de temps, on pourrait se demander si vous êtes en train de chasser deux lièvres à la fois.

6. ignorer sa valeur sur le marché

Renseignez-vous sur ce que valent vos compétences sur le marché. Compte tenu de toute l’information disponible en ligne au sujet des salaires, vous n’avez aucune excuse si vous n’avez aucune idée du salaire approximatif. Assurez-vous de tenir également compte de votre lieu de résidence. Les salaires peuvent varier considérablement d’une ville à l’autre. Rappelez-vous également de consulter les salaires offerts pour des postes connexes. Les entreprises peuvent utiliser des titres différents pour des postes comparables. Par exemple, vous pourriez postuler un emploi d’adjointe administrative, mais certaines de vos tâches chevauchent celles d’une adjointe exécutive. Il est bon de connaître le salaire dans les deux cas.

Essayez le calculateur de salaire de Randstad pour voir où se situe votre salaire par rapport aux autres dans le domaine.

7. faire commentaires vagues

Évitez les déclarations insipides, du genre « Je crois que je mérite plus. », « Il y a peut-être place à la négociation. » ou »« C’est un peu bas. » Adoptez une position ferme et soyez en confiance. Sachez ce que valent vos compétences et votre expérience. Vous n’avez pas besoin d’assouplir votre langage pour démontrer que vous êtes flexible. Si votre recherche démontre que les salaires moyens dans votre domaine et dans votre ville sont supérieurs à ce qu’on vous offre, présentez vos arguments avec confiance. Les gestionnaires de l’embauche sont alors plus enclins à vous prendre au sérieux.

8. dire le salaire minimal 

N’apposez pas un prix ferme sur vos services. Si on vous interroge au sujet de vos attentes salariales, répondez par une fourchette de salaires ou dites que vous êtes négociable. Le montant le plus faible de votre fourchette devrait représenter environ le salaire final que vous êtes disposé à accepter ou un peu plus. Il est important que vous et le gestionnaire de l'embauche disposiez d’un montant de départ à la négociation. Cependant, si vous lui faites part du salaire le plus bas que vous pourriez accepter, vous aurez de la difficulté à négocier en cours de route. Laissez à votre employeur le soin de vous présenter une offre et négociez à partir de là.

9. menacer de partir

La négociation peut être une source de stress énorme. Il est facile de ressentir de la frustration et de menacer de partir si vous n’obtenez pas ce que vous voulez. Évitez cette tactique dans la mesure du possible, puisqu’elle peut devenir irritable et témoigner d’un manque de professionnalisme. Oui, vous pourriez devoir partir si vous ne parvenez pas à réduire l’écart salarial à un montant acceptable. Cependant, si vous répondez poliment que vous ne vous sentez pas à l’aise avec l’offre, ce n’est pas comme si vous menaciez de partir pour forcer la main de votre employeur éventuel. Il arrive plus souvent que cette tactique suscite une certaine résistance, puisque personne n’aime qu’on le menace. Dites : « Je dois obtenir un salaire X pour me sentir à l’aise d’accepter cette offre. » plutôt que : « Si vous ne me donnez pas X, je pars. » Cette façon de faire laisse place à la négociation. Pour augmenter encore davantage vos chances qu’on augmente le montant offert, décrivez la valeur que vous apportez et les raisons pour lesquelles vous valez le montant que vous demandez.

10. ne pas demander l’offre par écrit

Pour vous assurer que l’offre est sincère, demandez toujours qu’on vous la confirme par écrit. Vous vous assurerez ainsi qu’aucune confusion ne plane sur vos conditions d’embauche et de salaire et que tout le monde se situe sur la même longueur d’onde. La lettre d’offre comportera votre date d’entrée en poste, votre salaire, vos avantages sociaux, votre horaire de travail, la date limite pour accepter l’offre ainsi que d’autres détails importants. Si un employeur éventuel refuse de confirmer l’offre par écrit, cela devrait vous alarmer. Il n’existe aucune raison plausible pour laquelle un employeur devrait refuser de confirmer votre offre par écrit. Si votre éventuel employeur hésite, vous devriez vous méfier.

Négociez-vous votre salaire lorsque vous êtes à la recherche d’un nouvel emploi? Que recommandez-vous aux gens en pleines négociations salariales? Racontez-nous votre histoire et décrivez-nous les conseils que vous prodiguez.

Si vous avez besoin d’un point de départ pour vos négociations salariales, n’oubliez pas de consulter le guide des salaires de Randstad où vous trouverez des renseignements sur le salaire de base dans plusieurs catégories d’emploi populaires.

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