la recherche d’emploi à l’ère du numérique : la technologie est-elle utile ou nuisible ?

La manière dont les Canadiens se cherchent un emploi a changé considérablement au cours des vingt dernières années. L’internet a transformé comment nous interagissons l’un envers l’autre et notamment notre façon de créer des liens professionnels et de trouver du travail. Il fut un temps où les Canadiens avaient recours à leurs réseaux pour trouver un emploi. Les contacts étaient aussi importants que les compétences. Aujourd’hui, l’internet nous permet d’entrer en contact avec pratiquement n’importe qui d’un simple clic.

La génération numérique d’aujourd’hui trouve naturel d’utiliser leur téléphone intelligent pour faire des recherches sur une entreprise ou pour trouver et postuler à un emploi. Bien qu’internet puisse donner l’impression d’être une mine d’or virtuelle mettant à notre disposition une multitude d’emplois, plusieurs chercheurs d’emploi en ressortent insatisfaits. Le nombre d’options lui-même peut s’avérer être un problème. Se démarquer parmi des centaines voire des milliers de candidats peut sembler un véritable défi.

rechercher un emploi en ligne

où chercher du travail en ligne

Comme on pouvait s’y attendre, plusieurs chercheurs d’emploi commencent leur recherche par les sites de recherche d’emploi. En revanche, bon nombre d’entre eux ont reconnu que postuler à un emploi sur ces sites leur avait semblé plutôt impersonnel. Les destinations en ligne les plus populaires pour trouver un emploi sont les suivantes :

  • 28 % des chercheurs d’emploi commencent par les sites de recherche d’emploi (ex. : Indeed, Monster)
  • 15 % disent se tourner vers un site de recherche d’emploi spécialisé dans leur secteur d’activité
  • 14 % affirment faire appel à leur réseau professionnel

la recherche d’emploi par téléphone intelligent est en hausse

Un peu moins de la moitié des chercheurs d’emploi (45 %) disent utiliser leur téléphone intelligent dans le cadre de leur processus de recherche d’emploi. Parmi les répondants qui ont déclaré avoir utilisé leur téléphone intelligent pour trouver du travail :

  • 39 % disent avoir consulté des offres d’emploi
  • 15 % affirment qu’ils ont effectué des recherches sur des entreprises
  • 12 % indiquent avoir établi des liens professionnels
  • 8 % disent qu’ils ont postulé à des emplois

les chercheurs d’emploi peuvent se sentir dépassés par la technologie

Lorsqu’il s’agit de trouver du travail en ligne, de nombreux chercheurs d’emploi en ressortent insatisfaits. Quiconque a déjà postulé à un emploi en ligne n’en est probablement pas surpris. Les répondants sont presque unanimes à reconnaître que les demandes d’emploi en ligne sont impersonnelles. Voici quelques statistiques :

  • 41 % ont avoué se sentir dépassés par le nombre d’options et d’outils disponibles
  • 88 % ont indiqué qu’ils préféreraient une approche plus personnalisée en matière de recherche d’emploi
  • 77 % ont affirmé qu’ils aimeraient avoir de l’aide d’une personne qui s’y connaît dans leur secteur d’activité
  • 35 % disent ne pas avoir confiance en leur habileté à trouver un emploi en ligne rapidement

les gestionnaires ont du mal, eux aussi, à trouver des talents

Un tiers des gestionnaires interrogés ont déclaré qu’ils n’étaient pas certains de pouvoir trouver rapidement de nouveaux talents, sans aide extérieure. 41 % ont dit que leur organisation avait du mal à se créer une marque employeur pour attirer les milléniaux et la génération Z. C’est d’autant plus alarmant que ces deux générations constituent actuellement une proportion importante de la main-d’œuvre canadienne. Les milléniaux forment la génération active la plus importante, représentant 35 % de la main-d’œuvre, soit plus que les baby-boomers ou que la génération X. Quant à la génération Z (âgés de 5 à 19 ans), ses membres les plus âgés commencent à peine à entrer sur le marché du travail et à faire connaître leur influence.

Les employés et les gestionnaires sont d’accord : l’internet facilite la recherche d’emploi et la mise en relation avec les talents. Cependant, ils reconnaissent aussi éprouver des difficultés. Les employés, en particulier, ont souligné les difficultés auxquelles ils font face dans leur recherche d’emploi en ligne. Plusieurs employés ont admis qu’il leur est plus difficile de trouver un emploi maintenant qu’en début de carrière. La majorité a également reconnu la difficulté de se démarquer des autres en ligne. La moitié des gestionnaires ont confirmé qu’il en était de même pour ce qui est de trouver de bons employés parmi le nombre de candidatures.

les gestionnaires continuent de faire confiance à leurs réseaux personnels

Les gestionnaires sont réticents à mettre de côté leurs réseaux personnels lorsqu’il s’agit de trouver de nouveaux talents. 37 % ont indiqué qu’ils utilisent leurs réseaux personnels lorsqu’ils cherchent des candidats, en baisse de 4 % par rapport au début de leur carrière. 18 % des gestionnaires disent avoir recours à des recruteurs ou à des agences de personnel pour trouver de nouveaux candidats, en hausse de 5 % depuis le début de leur carrière. Ces chiffres témoignent peut-être d’une tendance croissante à se fier aux experts lorsqu’il s’agit de trouver des talents en ligne. Les réseaux personnels des gestionnaires ne se sont guère démarqués en matière de préférences de recrutement par ceux-ci : 

  • 20 % des gestionnaires disent préférer utiliser leur réseau personnel pour trouver de nouveaux employés
  • 19 % ont dit préférer afficher des offres d’emploi sur les sites de recherche d’emploi 
  • 8 % ont dit préférer avoir recours à des recruteurs ou à des agences de recrutement

l’avenir du monde du travail

La plupart des travailleurs canadiens en conviennent : l’avenir nous réserve de grands changements dans le monde du travail. La grande majorité des répondants croit que la technologie et la fonction des travailleurs transformeront considérablement nos milieux de travail au cours des cinq prochaines années.

  • 88 % des répondants pensent qu’il y aura moins de communications en personne et plus de communications numériques
  • 85 % pensent que la séparation entre le travail à domicile et en milieu de travail deviendra de plus en plus floue
  • 84 % croient en une augmentation de la popularité des espaces de bureau ouverts pour favoriser la collaboration
  • 83 % croient en une diminution du nombre d’employés permanents à temps plein et à une augmentation du nombre d’employés contractuels ou à temps partiel
  • 81 % croient que l’intelligence artificielle sera intégrée dans plusieurs procédés du milieu de travail

En raison de ces prévisions et du plus grand recours à la technologie derrière bon nombre d’entre elles, un certain contrecourant semble inévitable. La majorité des Canadiens (64 % des employés et 73 % des gestionnaires) sont d’accord pour dire qu’il faut adopter une approche en milieu de travail qui est plus personnalisée et plus humaine.

ajouter une touche humaine à la technologie

Il est impossible de passer outre l’impact, positif ou négatif, de la technologie dans nos vies professionnelles quotidiennes. En effet, beaucoup de changements rendus possibles par la technologie sont positifs. Grâce à la technologie, nous pouvons automatiser des tâches fastidieuses ou répétitives, communiquer avec nos collègues dans le monde entier et accéder à des millions de fichiers à partir de n’importe quel appareil, n’importe où dans le monde. Toutes ces réalités ont un impact largement positif sur nos vies professionnelles.

Pour que l’impact de la technologie demeure positif, il faut s’assurer qu’elle soit utilisée comme outil pour faciliter les contacts humains, plutôt que pour les remplacer. C’est en résumé l’objectif de notre promesse de garder l’humain en tête. Dans un monde dominé par la technologie, les relations humaines occupent une place toujours plus importante. Les vraies relations ne sont pas faites de données et d’algorithmes ; elles existent grâce aux gens. Chez Randstad, nous nous efforçons d’utiliser la technologie pour faciliter la création de relations humaines. C’est ainsi que nous allons faire avancer les relations de travail. Avec l’humain en tête.

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