Si vous avez prêté attention au cycle des nouvelles, vous avez sans doute remarqué que le renforcement du pouvoir des femmes a été un thème récurrent au cours de la dernière année. De l’importance du mouvement #MoiAussi à l’émergence d’un nombre record de femmes leaders en politique, en passant par les discussions difficiles sur le sexisme et la représentation des sexes dans certaines des plus grandes entreprises technologiques de la Silicon Valley, cette année a été une année exceptionnelle pour les femmes. Or, certains aspects de la situation des femmes en milieu de travail vous sont peut-être encore inconnus. Voici quelques statistiques étonnantes qui devraient être connues de tous, hommes et femmes.

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1. plus de 80 % des femmes travaillent à l’extérieur du foyer

De nos jours, 81,9 % des Canadiennes travaillent à l’extérieur de la maison d’une manière ou d’une autre. Les hommes, quant à eux, travaillent à l’extérieur de la maison dans une proportion de 90,5 %. Sur une note positive, ces données indiquent que l’écart entre les taux d’activité s’est considérablement réduit au cours des cinquante dernières années. En 1953, moins de 25 % des femmes travaillaient à l’extérieur du foyer, comparativement à 95 % des hommes. Des progrès significatifs en matière d’égalité entre les sexes ont été réalisés dans les années 60, 70 et 80 et de plus en plus de femmes ont intégré le marché du travail. Toutefois, depuis 2002, l’écart a cessé de se réduire et le taux de participation au marché du travail est demeuré relativement stable, tant pour les hommes que pour les femmes.

2. au canada, les femmes touchent 74 cents pour chaque dollar gagné par les hommes

Bien que le Canada soit régulièrement reconnu comme un excellent endroit pour les femmes pour vivre et travailler, la disparité salariale entre les sexes y est en fait pire que dans de nombreux autres pays développés. Selon la Commission de l’équité salariale, les femmes qui travaillent à temps plein au Canada gagnent 26 % de moins que les hommes, en moyenne. Ce qui équivaut à gagner 74 cents pour chaque dollar gagné par un homme. Parmi les nombreux pays où la disparité salariale est moins marquée, mentionnons entre autres le Mexique, les Pays-Bas, l’Australie, la Suisse, la France, l’Islande, l’Espagne, la Norvège, le Danemark, la Nouvelle-Zélande, la Belgique, l’Italie et le Luxembourg. La Corée du Sud, le Japon, Israël et les États-Unis figurent parmi les quelques pays où la disparité est plus importante.

3. les canadiennes sont plus instruites que leurs compatriotes masculins

Bien que les femmes aient plafonné en ce qui a trait au taux d’activité et aux revenus, les perspectives d’avenir sont encourageantes. Les jeunes Canadiennes d’aujourd’hui sont les plus instruites à ce jour. Le Canada est actuellement le pays le plus instruit au monde, avec 54 % des Canadiens ayant fait des études postsecondaires sous une forme ou une autre. Et les femmes sont en majorité les titulaires de ces diplômes. 58 % des diplômes d’études postsecondaires obtenus au Canada l’ont été par des femmes. En 2013, pour la toute première fois, le nombre de femmes titulaires d’un doctorat a également dépassé celui des hommes et ce nombre ne cesse de croître.

4. l’écart salarial chez les femmes syndiquées est moins important

Bien que les syndicats aient souvent été diabolisés dans le discours moderne comme étant nuisibles à l’emploi ou au milieu des affaires, leurs actions s’avèrent parfois bénéfiques. Les femmes syndiquées ont un écart salarial beaucoup plus faible que leurs homologues non syndiquées. Et la différence n’est pas mince non plus. L’écart salarial moyen en Ontario en 2015 était de 17,6 % pour les travailleuses non syndiquées alors qu’il était de 7 % pour les travailleuses syndiquées. Ce qui représente moins de la moitié! Pour mettre les choses en perspective, si un homme gagne 50 000 $, une femme non syndiquée gagnera 41 200 $, tandis qu’une femme syndiquée gagnera 46 500 $. La différence est énorme.

5. le revenu cumulatif perdu en raison de l’écart salarial permettrait d’acheter une maison

Si vous cumulez les revenus perdus par les femmes au cours de leur vie en raison de l’écart salarial, vous pourriez acheter une maison! Le revenu moyen des hommes canadiens était de 52 600 $ en 2016. Si vous comparez cela au revenu moyen des femmes de 36 900 $ et multipliez la différence par la durée d’une carrière de 45 ans, vous obtenez un montant énorme de 706 500 $! Et ce n’est que la moyenne. Vous pourriez ainsi vous acheter une maison n’importe où au Canada, y compris à Toronto et à Vancouver, deux des marchés immobiliers les plus serrés au Canada.

6. le revenu des femmes représente 46,7 % du revenu familial

Malgré un écart salarial important, les femmes sont la source de près de la moitié du revenu du ménage canadien moyen. Et la part des femmes dans le revenu des ménages est en constante augmentation. En 1976, les femmes contribuaient en moyenne à 24,5 % du revenu total de leur ménage. Bien que les femmes contribuent davantage à leur ménage sur le plan monétaire, cela ne signifie pas qu’elles réduisent leurs responsabilités dans d’autres domaines. Les femmes sont de plus en plus appelées à générer des revenus tout en s’acquittant de leurs responsabilités familiales. 80 % des tâches ménagères sont accomplies par des femmes, qui pour la plupart travaillent à plein temps.

7. les femmes aiment davantage leur travail que les hommes

Les femmes qui travaillent à temps plein ont tendance à être plus heureuses au travail que les hommes. C’est peut-être parce qu’elles ont travaillé plus fort pour se rendre où elles sont, mais 44 % des femmes disent être heureuses dans leur travail comparativement à 35 % des hommes. Les données sont d’autant plus positives à mesure que les femmes gravissent les échelons de l’entreprise. 70 % des femmes qui occupent un poste de directrice ou d’un niveau supérieur ont déclaré être enthousiastes à l’égard de leur emploi, comparativement à 50 % des hommes. 95 % des femmes ont également déclaré avoir le sentiment que leur travail en valait la peine et qu’il était important (comparativement à 78 % des hommes).

8. les filles obtiennent de bons résultats aux tests de lecture, de sciences et de mathématiques

Durant leurs études secondaires, les filles sont plus susceptibles d’obtenir de meilleurs résultats aux tests de lecture que leurs homologues masculins. Les deux sexes obtiennent à peu près le même score en sciences. En mathématiques, les filles ont des résultats légèrement inférieurs. Toutefois, selon une étude de Statistique Canada, les filles et les garçons au Canada obtiennent des résultats supérieurs à la moyenne de l’OCDE dans tous les domaines. Donc, sur le plan intellectuel, il n’y a aucune raison pour que les Canadiennes ne soient pas capables d’atteindre un niveau élevé de réussite dans les domaines des STGM. Or, les filles ayant de fortes aptitudes en mathématiques semblent moins susceptibles de poursuivre une carrière en STGM. Cette constatation souligne le déséquilibre dans les carrières que les filles et les garçons sont encouragés à poursuivre. Afin de combler l’écart des sexes dans les emplois en STGM, nous devons jeter des bases plus solides pour permettre aux filles de se lancer en STGM le plus tôt possible.

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