des signes d’épuisement professionnel à ne pas ignorer, et comment y remédier

L’épuisement professionnel est un réel fléau aujourd’hui, et ce, dans plusieurs types de milieux de travail. Tous les professionnels risquent de ressentir, à un certain moment, des signes de cet épuisement. Dans la majorité des cas, de petits changements comme de prendre du temps pour soi, peuvent faire toute la différence et nous éviter de tomber dans un épuisement incapacitant. La vérité, c’est que ce sont les plus passionnés d’entre nous qui tombent le plus souvent dans le piège : il peut être difficile de s’arrêter lorsqu’on ne compte pas ses heures, et que malgré la fatigue, on trouve du plaisir dans notre travail. Toutefois, de consacrer autant de temps et d’énergie dans sa carrière peut se retourner contre nous, sans crier gare.

Voici quelques signes qui devraient vous donner la puce à l’oreille sur la possibilité d'être en situation d'épuisement professionnel. Surtout, ces signes devraient vous faire réfléchir au temps que vous consacrez à votre travail : y sacrifiez-vous tout le temps que vous avez, au détriment de votre bien-être ? Rappelez-vous, au cours de votre lecture, que plus vous reconnaissez de signes, plus élevé est le risque que vous vous retrouviez en état d’épuisement professionnel.

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votre motivation est à son plus bas

Vous trouvez particulièrement difficile de réveiller votre motivation pour le travail ? Même ces tâches que vous aimiez faire il n’y a pas si longtemps vous rebutent, et vous travaillez de manière incohérente ? C’est le temps de faire un petit examen de conscience. La motivation est ce qui vous garde productif, efficace et engagé dans votre travail. Il est primordial de garder un niveau de motivation élevé pour accomplir ces tâches essentielles à votre poste.

vous préférez être seul qu’avec les autres

Lorsqu’on se trouve en épuisement professionnel, notre capacité à interagir avec les autres de façon active est souvent altérée. Par exemple, certaines tâches ou certains projets d’équipe pourraient vous irriter, et vous drainer toute votre énergie. Parfois, ce besoin d’isolement peut même se refléter à la maison, avec la famille et les amis.

vous êtes plus impulsif et facilement froissé

Lorsqu’on est surmené et épuisé, notre état émotionnel reflète un besoin imminent de calme et de repos. Tout ce qui est bruyant, stressant ou irritant vous atteint à un niveau que, normalement, vous êtes capable de gérer. Mais vous voilà à réagir promptement (parfois en manquant de tact) à des situations du quotidien. Les accès de colère, les crises de larmes ou encore les élans de frustrations sont plus fréquents, et vous sentez que vous perdez la maîtrise de vous-même un peu plus chaque jour.

votre performance bat de l’aile

Logiquement, lorsque nos facultés sont au ralenti, nos performances en subissent les conséquences. Vous effectuez vos tâches routinières, mais cela vous demande soudainement plus d’efforts. Même les plus petites d’entre elles, que vous auriez pu faire les yeux fermés, vous hypothèquent votre énergie pour la journée. À performer à des niveaux plus bas, votre travail en reçoit nécessairement des contrecoups.

votre travail vous obsède

Vous êtes à la maison et vous pensez au travail. Vous êtes à l’épicerie et vous pensez au travail. Vous êtes avec vos amis et ... vous me suivez ? Lorsqu’on est épuisé par son travail, on pense paradoxalement à ce dernier de façon obsessive. Vous regardez la moindre notification de courriel entrant, et vous pensez constamment aux projets en cours, aux tâches que vous avez tenté d’accomplir tant bien que mal cette semaine, etc. Votre corps n’est peut-être plus au travail, mais votre esprit y reste en permanence.

vous contournez votre épuisement avec des habitudes tout sauf saines

Compenser pour combler un malaise ou un inconfort, c’est tout-à-fait humain comme réaction. En situation d'épuisement professionnel, vous pouvez remarquer que certaines habitudes se sont glissées dans votre quotidien. Ces stratégies d’adaptation sont propres à chacun. Toutefois, quelques-unes de ces stratégies sont plus fréquentes que d’autres, comme : la malbouffe, l’excès d’alcool et la procrastination excessive. Ces habitudes qui se sont greffées à vos journées sont une réaction naturelle pour contrer le stress. C’est en quelque sorte un mode de survie inconscient. Il en reste néanmoins une roue d’habitudes, qui vous entraînera dans un cercle vicieux où vous pourriez perdre votre santé, et plus encore.

votre sommeil est affecté

Vous êtes épuisé, et pourtant, vous n’êtes pas capable de dormir correctement. On entend souvent une personne en épuisement dire «je suis tellement fatigué que je n’arrive même pas à dormir». Ce stress, ce temps et cette énergie que vous vouez au travail surchargent physiquement votre corps et votre tête. Même si vous savez pertinemment que vous avez besoin de repos, vous n’arrivez jamais à avoir une nuit de sommeil complète et réparatrice. L'insomnie est un symptôme courant d'épuisement professionnel, et il peut rapidement donner de l’ampleur aux autres symptômes que vous avez.

votre santé en souffre

L’épuisement se fait aussi sentir ailleurs qu’entre les deux oreilles. Il arrive que c’est aussi la santé physique qui en souffre. Dans ce cas, vous pourriez avoir des maux de tête, des vertiges, des nausées, des évanouissements ou des problèmes d'estomac tels que l’ulcère ou les douleurs gastriques.. Un tel stress affecte même le plus fort des systèmes immunitaires. Vous êtes donc plus vulnérable aux rhumes, aux grippes et aux virus qui vivent dans votre environnement.

Si vous êtes épuisé, et que vous sentez qu'il est grand temps pour vous et votre carrière de trouver un emploi avec une culture qui vous convient mieux, contactez un recruteur de votre région pour discuter des options qui s’offrent à vous !

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conseils pour contrer l'épuisement professionnel

prenez du temps

Oui, cela peut sembler bien élémentaire, mais notez que nous le mettons quand même en tête de liste de nos conseils ! Vous avez des jours de maladie accumulés ? Prenez-les ! Sinon, prenez le temps de discuter avec vos responsables, ils sont plus ouverts que vous ne croyez à discuter avec vous de ce besoin de temps d’arrêt. Si l'idée de prendre une semaine ou plus vous effraie plus qu’autre chose, prenez vos jours de vacances à raison d’une ou deux à la fois. Par exemple, vous pourriez prendre un vendredi sur deux et en faire une journée exclusivement pour vous. Prendre de plus petites «vacances» à l’occasion vous permet de faire baisser la pression et de faire le plein d’énergie.

planifiez des temps d'arrêt sans travail

Avec la technologie et les téléphones intelligents, notre travail nous suit littéralement partout ! C’est donc plus que facile de garder un oeil constant sur ses courriels, par exemple (et ce, les jours de semaine aussi bien que les jours de fin de semaine). Coupez-vous complètement du travail lorsque vous n’y êtes pas physiquement. Quelques études ont démontré que cela améliore la productivité globale des travailleurs. Vous serez donc un employé en meilleure santé, plus productif, et pourrez utiliser vos journées de vacance ou de maladie pour faire des activités pour prendre soin de vous, pour vous amuser et faire le plein d’énergie.

ralentissez et soyez flexible

Souvent, on ne compte pas les heures et on croit que c’est ce qui augmentera nos scores de performances. Toutefois, il est toujours préférable de ralentir et prendre un certain recul pour mieux évaluer la relation que l’on a avec notre travail. Souvent, on est si aveuglé par cette volonté à en accomplir plus dans moins de temps, qu’on oublie de considérer la flexibilité que nous offre notre lieu de travail. Si vous pensez que vous vous battez avec des délais irréalistes, faites-le savoir à vos collègues. Des ajustements sont souvent possibles, et c’est votre équipe qui vous aidera à en prendre conscience. Vos collègues et vos supérieurs savent qu’il est dans l’intérêt de tous de trouver des solutions, plutôt que de laisser un membre de l’équipe frapper un mur.

discutez avec vos collègues et votre patron

Tel que vous l’avez lu plus haut ; vos collègues et votre patron sont souvent plus ouverts à discuter de pression et de stress que vous ne le croyez. Dans la vie personnelle comme au travail, nous tentons instinctivement de dissimuler certaines difficultés pour ne pas faire ombrage à notre côté courageux et volontaire. C’est peut-être un défi pour vous de vous ouvrir et d'admettre une certaine fragilité à ce niveau, mais c’est exactement ce qui va vous aider à vous sortir de l’épuisement. En fait, l’énergie que vous mettez à cacher votre épuisement professionnel ne fait qu’ajouter du stress qui ne fera qu’empirer l’épuisement.

La santé mentale et l'épuisement professionnel sont des termes qui ont su attirer l’attention dans les dernières années. Qui n’a jamais entendu parler de ces sujets, ou encore lu sur eux ? Même s’il reste du travail à faire à ce niveau, cette ouverture récente sur de tels sujets a permis de déstigmatiser l’épuisement, la dépression et d’autres problèmes de santé mentale très fréquents... D’ailleurs, la plupart des lieux de travail ont désormais des politiques pour aider les employés aux prises avec ces problèmes. Plusieurs proposent même des programmes d’aide aux employés, ou des ressources sur place pour leur venir en aide de façon anonyme et dans le respect. Il reste que de parler avec vos collègues de vos difficultés s’avère une avenue à ne pas négliger. Ils sont généralement d”une aide inespérée. Peut-être qu’eux aussi ont déjà vécu de l’épuisement, ou encore un de leurs proches ! Vous serez surpris des outils qu’ils peuvent vous donner. Alors, laissez de côté les tabous, et osez parler de votre situation avec ouverture et humilité.

cesser d’exiger la perfection

Lorsque vous exigez de vous-même la perfection, vous n’êtes rien de moins que votre propre bourreau. Les perfectionnistes s’attardent sur de petits détails en y consacrant du temps et de l’énergie considérables, pour qu’au final personne ne s’en aperçoive vraiment. Pourquoi ? Parce que la ligne entre l’excellence et la perfection est très mince. Les perfectionnistes atteignent bien souvent l’excellence, mais s’acharnent à obtenir la perfection. L’excellence n’est-elle pas suffisante, vous croyez ? Si vous vous reconnaissez dans le profil d’un perfectionniste, posez-vous la question suivante : est-ce que toute cette énergie que je dépense est nécessaire à un si peu d’impact ? Si la réponse est non, exercez-vous dès maintenant à résister à l’appel de la perfection. Essayez plutôt de concentrer vos efforts à être excellent : non seulement vous serez plus fier de vous, mais vous aurez beaucoup plus de plaisir à travailler ! C’est ce qui peut faire toute la différence entre une relation saine et une relation malsaine avec le travail.

apportez des changements durables

L’épuisement professionnel ne sera pas résolu avec des solutions rapides, mais plutôt des changements durables. Il n’y a malheureusement pas de formule ni de potion magique pour faire disparaître l’épuisement professionnel du jour au lendemain. Cet épuisement est là puisque vous en avez trop demandé à votre tête et à votre corps. Ce sont donc des changements significatifs au quotidien qui vous aideront à le contrer - encore faut-il que ces changements s’imbriquent dans votre quotidien de manière continue. Prenez du temps pour examiner attentivement votre relation avec votre travail, et corrigez vos mauvaises habitudes. Qu’il s’agissent d’une question de surcharge, de pression, de stress ou de perfectionnisme, il est essentiel de faire preuve d’honnêteté envers vous-même, et d’être disposé à prendre les meilleures décisions pour reprendre du poil de la bête.

Si vous êtes épuisé, et que vous sentez qu'il est grand temps pour vous et votre carrière de trouver un emploi avec une culture qui vous convient mieux, contactez un recruteur de votre région pour discuter des options qui s’offrent à vous !

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